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Résumé

Février 1927. Tout ce que Paris compte de notables assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille Madeleine doit prendre la tête de l’empire financier dont elle hérite, mais, avant même que la cérémonie ne se termine, son fils Paul va commettre un acte des plus tragiques et incompréhensibles. Face à ce coup du sort, Madeleine devra de plus assurer le maintien de la banque Péricourt en des temps de crise difficiles, et faire face aux ambitions et désirs d’émancipation de son entourage. Madeleine réussira-t-elle à tenir son rang ? Réussira-t-elle à faire face aux épreuves que le destin ne cessera de lui envoyer ?

Notre avis

Suite d’Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013 porté à l’écran avec panache par Albert Dupontel en 2017, Couleurs de l’incendie dresse un portrait corrosif de la France des années 30. L’ironie culmine principalement avec le récit des déboires financiers de Charles Péricourt, l’oncle de Madeleine, député populiste en guerre contre l’impôt, qui se verra élire président d’une commission contre la fraude fiscale ! Tout aussi satirique est le portrait d’une certaine presse sensible aux idées fascistes, à travers notamment celui d’André Delcourt, l’ancien précepteur de Paul Péricourt. Comme on le verra à la lecture du roman, ces journalistes prêcheurs d’un nouvel ordre moral sont loin d’être irréprochables… Cette ironie qui parcourt le roman n’est pas sans être glaçante, particulièrement quand les évènements racontés semblent trouver un écho avec notre propre époque…