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Résumé : 

Avec la publication d'une partie des archives d'Oneg Shabbath chez Fayard, il y a dix ans, la traduction de ce Journal complète l'édifice des voix d'outre-tombe venues du judaïsme de Varsovie. Quelques semaines après l'invasion allemande, pressentant avec beaucoup d'autres que des temps lourds de dangers encore imprécis s'ouvrent devant eux, Ringelblum met sur pied une équipe de collecte d'informations qui se réunit chaque samedi. D'où le nom du groupe, Oneg Shabbath (Onegh Shabbès en yiddish), "la joie du shabbat". La finalité de cette collecte va changer avec le temps : de preuves pour l'après-guerre, elle devient, quand se confirme l'extermination dans la première moitié de l'année 1942, une accumulation de preuves pour les générations à venir. Preuve du désastre sans précédent qui prétend éradiquer un peuple décrété "en trop" sur la terre. Parallèlement Ringelblum tient son Journal, en yiddish, de façon intermittente, en langage parfois haché, voire sibyllin. Au fur et à mesure que passent les mois, la description de la misère effroyable et volontairement organisée par les Allemands prend le dessus. Comme s'impose aussi la description de la trahison d'une partie des classes dominantes juives, la bassesse de beaucoup, voire la trahison d'une poignée. Mais il met aussi en lumière la solidarité d'un grand nombre et la vivacité de la résistance culturelle à ce martyre. Reste que ce texte est un réquisitoire implacable, par des notations sèches, jamais emportées par une indignation de posture ou outrancière, de l'égoïsme de classe qui structure les sociétés juives. Comme les autres.

Notre avis : 

Au péril de sa vie, Emanuel Ringelblum a collecté et dissimulé des documents faisant des preuves historiques de cette période et de cette "organisation" particulières. Ringelblum, au-delà du rôle de l'historien ou d'archiviste, a pris conscience que ce qu'il vivait ne devait pas tomber dans l'oubli et être transmis aux générations futures. C'est un témoignage bouleversant de la misère, de la trahison mais aussi de la solidarité et de résistance des hommes.

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Résumé : 

Retraçant les vies passées et présentes des habitants d'un immeuble du Xe arrondissement de Paris, Ruth Zylberman livre un magnifique récit. Là se sont succédé, depuis les années 1850 jusqu'à nos jours, des générations d'enfants, d'artisans et d'ouvriers, d'immigrés de l'est ou du sud de l'Europe. Là se sont noués des amours, des amitiés, des tragédies. Là, l'ordinaire du quotidien a côtoyé l'extraordinaire du fait divers et des violences de l'histoire. Ruth Zylberman propose une réflexion bouleversante sur les traces du passé, les lieux où se loge la mémoire, et le lien invisible entre les vivants et les morts. Car cette autobiographie d'un immeuble est aussi une forme d'écriture de soi.

 

Notre avis : 

Des petites histoires de vie dans la grande Histoire. Plus que l'autobiographie d'un immeuble, c'est un récit passionnant où succèdent plusieurs générations d'enfants, d'ouvriers, d'immigrés à une même adresse, connaissant joies, drames, peurs et partages.
Adapté du documentaire, plusieurs fois primés (Mention spéciale du jury au Festival International de Programmes Audiovisuels 2018, Grand prix du jury documentaire au Festival de Luchon 2018, Mention spéciale du Prix du documentaire historique 2018 des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, Étoile de la Scam 2019), accessible sur Arte.