J'ai perdu Albert / Didier van Cauwelaert

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Résumé

Une voyante qui ne voit plus rien… Pourquoi l’esprit d’Albert Einstein qui habitait le cerveau de la voyante Chloé l’a-t-il quitté pour celui de Zac, garçon de café et apiculteur en détresse ?

En effet, Chloé ne peut en conséquence plus faire son travail correctement (et comme elle est employée par l’OTAN c’est assez embêtant), et, contre toute attente, les capacités de prédiction dont Zac dispose désormais n’arrangent pas sa vie, que ce soit au travail ou avec les filles… Un comble !

Facétie de la part d’Albert Einstein ? Ou l’acte est-il moins gratuit qu’on ne le pense ? Chloé et Zac vont essayer d’en savoir plus…

Notre avis

Cette histoire de transfert de transmission de pensée permet des situations comiques très irrésistibles : Didier van Cauwelaert montre ainsi de manière très astucieuse que bénéficier de super-pouvoirs ne vous facilite pas obligatoirement la vie.

Le choix d’Einstein n’est pas innocent évidemment ; Albert Einstein est le symbole du scientifique idéaliste : écologiste avant l’heure, il a en effet prédit, ou aurait prédit, que l’humanité ne survivrait pas quatre ans à la disparition des abeilles. Si l’authenticité et la pertinence de cette théorie sont néanmoins discutées, il est clair que Didier van Cauwelaert s’attache ici à faire d’Einstein l'archétype du génie visionnaire, ridiculisé en son temps par ses pairs et cumulant les ennuis. Ce n’est en effet pas un hasard si Zac est apiculteur et se désole de la disparition de ses abeilles… Le roman invite donc à réfléchir, derrière les situations comiques, sur l’impact plus ou moins néfaste que les décisions humaines peuvent avoir sur le monde et l’environnement (voyez par exemple le passage dans lequel l’OTAN se demande si elle doit bombarder ou non une usine à chaussures !).

Traitée sur un mode comique, la transmission de pensée n’en est pas moins une préoccupation sérieuse ici : l’auteur renoue en effet avec ses interrogations sur l’existence de l’au-delà et la capacité des morts à communiquer avec les vivants…

 J’ai perdu Albert est un livre amusant, gai, qui met en scène des personnages attachants ; mais c’est aussi un livre qui rappelle la responsabilité de l’homme envers la nature… et qui saura troubler votre esprit cartésien !

 

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